La tavelure de l'olivier : de nouvelles connaissances aident à la prévenir

Comment protéger l'olivier lors de ses périodes de plus grande vulnérabilité face à une maladie bactérienne qui ne peut être combattue par un traitement simple ?
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La gale de l'olivier Il ne s'agit pas seulement d'une maladie bactérienne, mais du résultat d'un équilibre délicat entre la plante, l'environnement et les pratiques agronomiques.
La bactérie responsable, Pseudomonas savastanoi pv. savastanoi, trouve dans la plaie son principal point d'entréeLes coupes de taille, la grêle, le gel, le vent, les insectes ou la récolte mécanique sont autant de voies par lesquelles l'infection peut s'établir. En l'absence de la bactérie, ces lésions guérissent naturellement, mais en présence de l'agent pathogène, elles deviennent le siège des tumeurs caractéristiques. C'est précisément pour cette raison, La prévention ne peut se limiter au traitementmais coïncide avec le capacité à protéger la plante dans ses moments de plus grande vulnérabilité.

La gale, plus qu'une maladie « à combattre », est une pathologie à gérer grâce à l'équilibre du système de l'oliveraie.
La sensibilité variétale existe, mais elle n'est jamais absolue : certains cultivars, tels que Arbequina, Koroneiki ou Nocellara Messinese, donnent lieu à des résultats différents selon les contextes les plus fréquemment touchésIl ne s'agit pas d'une faiblesse génétique au sens strict, mais plutôt de caractéristiques physiologiques qui, dans certaines conditions, favorisent l'infection car elles présentent des tissus plus sensibles aux lésions, une vigueur végétative élevée et un feuillage dense qui retient l'humidité.

La gale de l'olivier

Au contraire, des variétés telles que Leccino, Leccio del Corno ou Maurino présentent généralement une incidence plus faible de la maladie, même sans immunité. Dans ces cas, plutôt qu'une véritable résistance, on observe souvent une réponse plus limitée, avec des tumeurs moins nombreuses et moins développées.

Il Le facteur décisif demeure l'environnement et ici, l'expérience de la région de Garda, avec le cultivar Casaliva, génétiquement apparenté à FrantoioCe contexte est représentatif. Dans ce milieu, caractérisé par un climat doux, une forte humidité et de faibles variations de température, la tavelure peut se manifester avec une plus grande intensité. Le lac agit comme un régulateur thermique, maintenant des conditions favorables à la survie de la bactérie sur les surfaces végétales et prolongeant la période de risque d'infection. À cela s'ajoutent des événements tels que les orages de grêle, qui multiplient les plaies potentielles.

récolte des olives

Un rôle important, souvent sous-estimé, est lié à gestion des collectionsPhysiologiquement, le détachement naturel des drupes dépend de la formation de la couche d'abscission. Lorsque celle-ci n'est pas encore achevée, la récolte exige une énergie mécanique plus importante. Il en résulte une augmentation des blessures, notamment des brindilles cassées, la chute des feuilles et de nombreuses micro-lésions.
En présence de la bactérie et dans des conditions environnementales favorables, ces lésions deviennent des points d'entrée idéaux.

Dans les plantations intensives et dans les régions au climat plus doux, les récoltes précoces peuvent donc indirectement contribuer à la propagation de la maladie.
Parallèlement aux pratiques agronomiques traditionnelles, des approches complémentaires se développent, telles que l'utilisation de toniques, tels que les distillats de bois, sujet d'un intérêt croissant. Les expériences de terrain, fondées sur des observations visuelles et des retours d'expérience pratiques, indiquent que réduction possible de la charge microbienne de surface et effet de soutien sur les tissus, bien que ces preuves ne soient pas encore pleinement confirmées par des tests expérimentaux spécifiques sur l'agent pathogène.

Le cas de zincCe composé n'agit pas directement comme antibactérien, mais joue un rôle physiologique important : il contribue à la stabilité des membranes cellulaires, favorise la lignification et aide la plante à gérer le stress oxydatif. Il en résulte une vulnérabilité réduite des structures végétales aux blessures et, par conséquent, un risque d'infection moindre.

Il cuivre elle demeure un pilier de la défense, mais aujourd'hui Il convient de l'utiliser avec plus de prudence.Elle est très efficace sur les plaies fraîches, mais des traitements trop fréquents peuvent épuiser la microflore bénéfique de la plante, c'est-à-dire l'ensemble des micro-organismes qui contribuent naturellement à contrôler les agents pathogènes.

La stratégie la plus efficace est donc celle d'une « cuivre de précision »Des interventions ciblées et opportunes aux moments critiques, associées à une gestion agronomique rigoureuse et, à terme, à des outils biologiques, sont essentielles. En définitive, la tavelure de l'olivier ne peut être éradiquée par un seul produit ; il s'agit d'une maladie qui exige une approche intégrée, prenant en compte la génétique, l'environnement, la physiologie et les techniques culturales.

Les connaissances les plus récentes convergent vers une direction claire : protéger l'olivier lors des moments critiques, réduire les contraintes mécaniques, gérer correctement le couvert végétal et favoriser l'équilibre biologique de l'oliveraieIl ne s'agit pas de lutter contre la biologie de la plante, mais de la soutenir ; c'est là que réside la véritable prévention de la gale.

Directeur de l'OAPI
Association interrégionale
Producteurs d'olives

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Tags: en évidence, Gale de l'olivier

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